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gaelle brunetaud 6 rue de breteuil 94100 Saint Maur des Fossés

Livre Papier 14*20 cm, 138 pages, isbn : 978-2-9528879-0-8 imprimé sur papier bouffant ivoiré
livré en France : 11€
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livré dans le reste du monde : 14,5€
livre numérique : 5€
83 pages en format 21*29,7cm

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Marie-Kerguelen, le livre

 

 

"Il est des événements dont on ne guérit pas.  

On les porte en soi pour toujours On croit que le temps passe, qu’il lisse l’effroi. 

On croît qu’on a sublimé l’épreuve,
qu’on l’a dépassée, oubliée. 
Pourtant, le mal est fait, et, au plus profond de soi, la douleur est intacte.
Le cœur, déséquilibré, ne bat plus pareil.
Une fenêtre est béante, le vent s’y engouffre, la vie s’y dérobe.
On est glacé. On est perdu. Une part de soi s’est enfuie.
On est fragilisé à jamais, en manque pour toujours.
En soi, désormais, quelque chose n’attend plus que la fin.  
Il faut peut-être plonger profond pour trouver la source de sa vie. 
En laissant ma fille s'envoler, j'ai trouvé une pierre précieuse,
une petite flamme qui s'apparente au cristal de l'âme..."

Ó gaëlle Brunetaud, extrait de "Marie-Kerguelen"

Mercredi 12 décembre 2007

Brochure « Deuil périnatal : droits des parents, devoirs des soigants  »

 Perdre un enfant en cours de grossesse ou autour de la naissance est un drame pour les parents ; c'est également un moment difficile pour les soignants. Interpellée par les questions de professionnels et de parents concernés, l'association AGAPA Suisse-romande a publié cet été une brochure relative au cadre légal suisse autour du deuil périnatal. L'objectif de cette publication est de fournir des points de repères (à défaut de certitudes) afin mieux comprendre ce thème complexe.
Ce document présente un registre de la situation en Europe et en France avant de décrypter ce qui prévaut en Suisse au niveau fédéral  et dans les cantons romands. Inscription à l'état civil, droit au congé maternité, autopsie et inhumation du tout-petit sont quelques-uns des principaux thèmes abordés. Cette brochure peut être commandée via le site internet http://www.agapa-suisseromande.ch/francais/rubriques/actualites/actualites.php 

par gaëlle Brunetaud publié dans : les enjeux
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Mardi 3 avril 2007
Merci beaucoup à Jeanine qui s'est renseignée auprès des services d'état civil de sa région, ainsi qu'auprès de la confédération suisse de l'état civil. Les dispositions qui suivent sont donc valables à l'échelle de la Suisse entière. N'hésitez pas à nous dire ce qu'il en est en Belgique, au Canada, et même en France ..
En effet, en France, si les dispositions générales de reconnaissance sont claires (cf.
le statut du bébé en France), il semble que certains couples aient eu des difficultés à faire inscrire l'enfant décédé sur le livret de famille quand il était mort né, notamment s'il s'agissait du premier enfant et que le couple n'était pas marié.

Selon la loi suisse, un enfant est reconnu lorsqu'il a atteint 22 semaines d'aménohrrée, qu'il pèse au moins 500 grammes et
qu'il naît vivant. 
Avant l'année 2004, un enfant mort-né à 22 semaines ou plus, pouvait être inscrit selon les désirs des parents dans le livret de famille pour autant que le couple soit marié.
Depuis 2004, changement de loi et de système informatique, il n'y a plus de livret de famille mais un certificat de famille et les parents ayant un enfant mort-né n'a plus la possibilité de l'inscrire sur ce certificat.
En suisse un enfant décédé à la naissance qui n 'a pu respirer sur cette terre n'est pas reconnu en tant que personne, "n'a pas de personnalité" mot utilisé par l'état civil. Il est cependant inscrit à l'état civil en tant qu'enfant mort-né mais pas sur le certificat de famille. 
Cependant j'ai pu obtenir de l'état civil un document qu'il appelle "Confirmation des données  actuelles" et là mon fils est inscrit sous son nom, prénom, sexe, date de naissance, l'heure de naissance, lieu de naissance et status de vie : mort-né.
 

 Jeanine

par Jeanince Liechtlin publié dans : les enjeux
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Lundi 19 mars 2007

Ils s’appellent Naomie, Matteo, …  ils portent des prénoms d’enfants faits pour la vie, mais ils ont été fauchés par la mort.
Leur décès ne fait pas mystère. Il a une explication logique, il y a une relation de cause à effet. Ça ne rend pas le drame de leur disparition plus supportable. Car il y a un coupable dont la responsabilité pénale n’est pas engagée. Il y a une injustice qui n'a pas été réparée, et qui s'ajoute à l'immense douleur.

« Les espèces  végétales bénéficient d’une protection que la loi refuse à l’enfant dans le sein de sa mère. En effet, l’article L 415-3 du code de l’environnement punit de peines correctionnelles la destruction, même involontaire, de spécimens mais aussi des nids  et des oeufs d’un grand nombre d’espèces animales non domestiques que l’on entend préserver pour maintenir la biodiversité. Contrarier par mégarde le « projet parental » d’un crapaud vert, d’une pie grièche, d’une couleuvre vipérine ou d’un papillon vitrail, pour ne citer que ceux là, est passible de six mois de prisons
Tandis que causer la mort d’un foetus, de nos enfants, relève tout au plus du droit commun de la responsabilité civile.
Extrait du site 
http://www.pour-naomie.com/asavoir.html »

Valérie et son association luttent
pour faire reconnaître les enfants à naître comme des enfants à part entière. Pour que ces petites personnes soient protégées par le droit pénal. Pour que l’on ne puisse plus porter atteinte à leur vie en toute impunité comme c’est le cas aujourd’hui en droit pénal. Pour les aider ou pour plus d’informations, contactez valdew38@aol.com  http://www.pour-naomie.com

par gaëlle Brunetaud publié dans : les enjeux
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Mercredi 14 février 2007

Heureusement, nombreux sont les couples qui donnent la vie quand ils en ont envie.

Mais il en est beaucoup pour qui l’attente est longue, trop longue. Ils laissent « à la nature » quelques mois, quelques années de patience, puis ils se lancent dans l’investigation médicale. Que l’infertilité soit d’origine physiologique ou psychologique, masculine ou féminine, c’est toujours une souffrance pour le couple.

Quand l’enfant ne paraît pas, chacun fait ses choix : procréation médicalement assistée, autre forme de fécondité, adoption, et parfois un mélange de tout cela.

Si vous êtes concernés par cette question, des forums, des associations existent. N’hésitez pas à vous tourner vers eux, ne restez pas seul(e)s face avec votre souffrance. Vous pouvez aussi me contacter, je vous répondrai avec plaisir.

 
Des associations à votre écoute :
Association MAIA - Association d'aide aux couples infertiles
15 rue Gleyses 31200 Toulouse FRANCE tel - 33 6 60 93 54 56
 
Association Aliance et Fécondités informe et soutient les couples ayant du mal à avoir des enfants
5, chemin du Fossé du Roi  28500 CHERISY tel - +33 (0)2 37 43 87 93, le soir et week-end
+33 (0)1 39 43 60 54, en journée   
http://www.allianceetfecondite.org 
par gaëlle Brunetaud publié dans : les enjeux
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Mercredi 14 février 2007

La médecine a donné différents noms à la perte d’un bébé : fausse couche ou mort néonatale. Mais c’est toujours un bébé qu’on perd, une promesse qui ne se réalisera jamais, un être qu’on ne verra pas grandir, tout un monde qu’on avait échafaudé en vain. Si le bébé n’a pas eu le temps de vivre hors du ventre, il nous quitte sans aucun souvenir concret auquel on peut se rattacher pour « faire son deuil ». En effet, le travail de deuil passe toujours pas la remémoration de souvenirs. Alors, comment faire le deuil de celui qui n’a pas vécu ?

Le ventre est vide, comme après n’importe quel accouchement, mais la Vie est vide elle aussi. En quittant la maternité, on se sépare définitivement de son bébé. On ne le reverra plus jamais. La douleur, c’est parfois la seule chose qui nous reste de cet enfant. Le corps s’est modifié, la poitrine a grossi, on a un corps de mère mais pas de bébé. Quelque chose en soi se désagrège, on se sent amputé.

La douleur, pour chacun, est différente. Elle ne dépend pas seulement du terme, de l’attente qui a précédé la conception, ou du rang de naissance de l’enfant.

Bien souvent, l’entourage étouffe cette douleur. On reconnaît peu aux parents le droit d’être en deuil. D’ailleurs, si c’est le premier enfant, on ne les reconnaît même pas « parents ». Il faut faire comme s’il ne s’était rien passé.

On nous promet un autre bébé, mais c’est celui là qu’on voulait, pas un autre. Quand on parle de « d’une fausse couche », on minimise encore davantage. Ce bébé, nous en avons rêvé, nous l’avons vu à l’échographie, nous l’avons senti dans notre ventre, parfois nous l’avons pris dans nos bras à la naissance, parfois nous n’avons même pas pu le voir. Pour nous c’est un être humain, pour les autres il n’existe pas.

De nombreux parents passent par la stupeur, la culpabilité – je n’en ai pas fait assez pour le bébé- , la colère – l’équipe médicale a-t-elle fait tout son possible ?- , l’infinie tristesse, un sentiment d’échec qui peut s’étendre à tous les aspects de la vie –je n’ai pas su garder mon bébé, je n’ai pas su le faire vivre, je ne sais pas faire les enfants, je ne sais rien faire-.

Il faudrait laisser, aux parents qui en éprouvent le besoin, le droit de pleurer la perte de leur bébé, quel que soit son terme. Refoulée, la souffrance  détériore la santé émotionnelle et psychique. Car il faut traverser la souffrance pour accepter la réalité et continuer à vivre.

  

Si vous êtes concernés par cette question, des forums, des associations existent. N’hésitez pas à vous tourner vers eux, ne restez pas seul(e)s face avec votre souffrance. Vous pouvez aussi me contacter, je vous répondrais avec plaisir.

vous pouvez notamment contacter : 

http://lenfantsansnom.free.fr soutient les parents endeuillés, sensibilise l'opinion publique sur le statut du bébé et son insciption à l'état civil avant 6 mois de grossesse, soutient les parents qui attendent un bébé après un deuil périnatal. 

http://upecet.free.fr  soutient et écoute les parents endeuillés et leurs familles. Ils apportent une aide dans les démarches administratives. 

http://nostoutpetits.free.fr  accompagne les parents endeuillés, sensibilise les soignants, et favorise la reconnaissance médiatique, juridique, et administrative du deuil périnatal.

http://www.agapa.fr   accueille écoute et accompagne les personnes ayant perdu un bébé après une IMG, une IVG ou un deuil périnatal.

par gaëlle Brunetaud publié dans : les enjeux
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Mercredi 14 février 2007

Dans le ventre, le bébé est l’objet de la plus grande attention : surveillé par les médecins, protégé comme un trésor, il est sacralisé. Mais s’il meurt avant 22 semaines d’aménorrhée, quelles qu’en soient les raisons, il n’est plus rien. Du point de vue de la loi, c’est comme s’il n’avait jamais existé.  

En effet, si vous avez perdu votre bébé avant 22 semaines d’aménorrhée, et qu'il est né sans vie, vous ne pouvez pas l’inscrire à l’état civil. Dans certaines communes, à Paris notamment, votre bébé peut être inscrit sur le registre  des embryons tenu par la mairie. Sachez que vous pouvez tout de même organiser des obsèques, ou tout autre acte symbolique qui vous permettra de rendre hommage et de dire au-revoir à votre bébé.

Si vous avez perdu votre bébé après 22 semaines d’aménorrhée et/ou s’il faisait plus de 500 grammes et/ou s'il est né vivant, il peut être inscrit à l’état civil avec un acte d’enfant sans vie s’il est né mort. Il aura un acte de naissance et de décès s’il est né vivant. Vous pouvez organiser des obsèques. 

 

 

 

 

par gaëlle Brunetaud publié dans : les enjeux
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