Présentation

Recevez le livre

en ligne sur le site 
http://www.marie-kerguelen.fr paiement paypal sécurisé
par courrier :
gaelle brunetaud 6 rue de breteuil 94100 Saint Maur des Fossés

Livre Papier 14*20 cm, 138 pages, isbn : 978-2-9528879-0-8 imprimé sur papier bouffant ivoiré
livré en France : 11€
livré en Suisse et union Européenne : 13€
livré dans le reste du monde : 14,5€
livre numérique : 5€
83 pages en format 21*29,7cm

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Album

Marie-Kerguelen, le livre

 

 

"Il est des événements dont on ne guérit pas.  

On les porte en soi pour toujours On croit que le temps passe, qu’il lisse l’effroi. 

On croît qu’on a sublimé l’épreuve,
qu’on l’a dépassée, oubliée. 
Pourtant, le mal est fait, et, au plus profond de soi, la douleur est intacte.
Le cœur, déséquilibré, ne bat plus pareil.
Une fenêtre est béante, le vent s’y engouffre, la vie s’y dérobe.
On est glacé. On est perdu. Une part de soi s’est enfuie.
On est fragilisé à jamais, en manque pour toujours.
En soi, désormais, quelque chose n’attend plus que la fin.  
Il faut peut-être plonger profond pour trouver la source de sa vie. 
En laissant ma fille s'envoler, j'ai trouvé une pierre précieuse,
une petite flamme qui s'apparente au cristal de l'âme..."

Ó gaëlle Brunetaud, extrait de "Marie-Kerguelen"

Jeudi 1 mars 2007

Comme moi, vous avez du recevoir ces publicités : « votre enfant a 1 mois, 3 mois, 6 mois, 2 ans ». Si votre bébé est vivant, peut être ne vous en souvenez-vous même pas. Si votre bébé est parti, peut être ces messages ont il ajouté à votre peine.
Merci à eux de nous aider à ne pas oublier les dates anniversaires ! Merci à eux de nous montrer tous les jeux d’éveil que notre bébé ne touchera pas… Merci aux maternités qui donnent leurs listings aux rois du mailing sans épargner les parents endeuillés.

Je leur ai écrit, en vain. J’ai continué à recevoir leurs tracts et j’ai continué à les déchirer. Non, mon premier enfant est parti, vous n’en ferez jamais un avide petit consommateur.
Au début, leurs courriers me faisaient pleurer. Mais en fait, tout me faisait pleurer. J’étais sous le choc hormonal, physique, psychologique.

Et puis après, je m’en suis moquée, comme de toutes ces choses qui n’avaient plus d’importance. Dans le tourbillon de la naissance qui file vers la mort, dans cette épreuve de la vie qui ne fait que passer, tellement de choses avaient perdu toute importance ! D’ailleurs, j’ai eu un mal de chien à retravailler, à me motiver pour des projets qui ne me semblaient aller nulle part, à me battre pour des sujets qui ne valaient aucune peine. Je ne me défendais pas contre ceux qui auraient voulu prendre ma place. Je ne me rendais même pas compte de leurs luttes intestines. J’étais déconnectée. Tant de choses n’avaient plus prise … C’est ainsi qu’on peut dire qu’après l’épreuve, on est plus fort. « Tout ce qui ne tue pas fortifie »… oui, peut être … Mais si je suis plus forte, je suis plus fragile aussi. La plaie est là, tout proche. Tellement béante qu’elle semble parfois ne pas pouvoir se refermer.  
 

Dans cet état, comment vivre les dates anniversaires ?
Car au fond, même sans les rois du marketing, il faut faire avec les dates anniversaires. On voudrait les oublier, mais le corps les connaît. La petite calculatrice inconsciente sait parfaitement où elle en est, quel âge notre enfant devrait avoir, à quelle date notre bébé est parti, à quel moment ont eu lieu les catastrophes.

L’autre jour, alors que je me croyais guérie, j’ai ressenti une douleur au creux du ventre en regardant sourire une petite blonde. J’ai demandé l’âge de la fillette à sa maman. Elle était née à peu près en même temps que Marie-Kerguelen. Quelle part de moi avait pu lire l’âge de la petite aussi précisément ?

On voudrait arrêter cette horloge, débrancher le mécanisme, mais il n’y a pas grand-chose à faire. Juste laisser passer. Laisser passer l’émotion qui monte, le corps qui crie, lui dire « oui, je t’ai entendu, oui, je me souviens, oui, je reconnais ». Dire : oui, tout ça est arrivé, mais ça ne veut pas dire que ça recommencera. Oui, j’ai perdu mes bébés jusqu’ici, mais peut être le prochain survivra. Oui, mes bébés envolés existent, ils ont une place que personne ne prendra. Mais il y a de la place pour les autres, qui viennent. Oui, j’ai souffert, mais peut être, bientôt, il y aura de la joie dans la grossesse, et un bébé à la sortie de la maternité. Oui, un jour, il n’y aura pas seulement du vide, de la tristesse et du silence. D’ailleurs, même maintenant il y a de la joie !  

Je me souviens du premier anniversaire de Marie-Kerguelen. Je m’étais offert une journée de congés. Une pleine journée pour elle et moi. Le 5 avril 2005, il faisait un temps tout doux, un temps d'alternance de soleil et de pluie fine.

En fin de matinée, j’ai senti deux mains sur mon épaule, un souffle dans mon cou. C’était un rêve peut être, mais j’ai cru saisir un bisou. J’étais sur la place du marché de Garches, le dos à l’église. Le baiser est venu par la porte grande ouverte. J'ai regardé l'horloge, ça faisait un an tout juste que j'avais accouché.

J’ai passé une journée toute douce, à remercier Marie-Kerguelen d’être venue dans nos vies, parce que ce temps partagé, c’était tout de même mieux que rien. Parce que cet amour qui était né pour elle, il était immense, et il était là. Il était tout ce qui me restait d’elle, et ce n’était pas rien.

par gaëlle Brunetaud publié dans : expérience vécue
ajouter un commentaire commentaires (7)    créer un trackback recommander
Mercredi 28 février 2007

C’est si facile, d’ordinaire, de parler des enfants. D’ailleurs c’est le sujet « personnel » préféré à la machine à café. La politique, les salaires, le boulot, tout cela peut séparer. Les enfants rassemblent. Enfin.. en général.
Pendant 4 ans à attendre l’enfant qui ne paraissait pas, j’avais bien du mal à donner une réponse juste avec un visage serein, quand on me lançait : « alors, tu ne veux pas d’enfants, qu’est ce que tu attends, tu vas t’y mettre bientôt ? ». Me mettre à quoi ? A les fabriquer, me répondait on. Mais voilà, moi je ne les fabriquais pas, ou bien je ne savais pas comment ça se fabriquait, un enfant. D’ailleurs je n’arrivais pas à croire que ça pouvait se « fabriquer ». Pour moi, un bébé, on l’accueillait comme un miracle, comme un merveilleux cadeau de la vie.

J’avais peut être une mauvaise recette, un mauvais moule, de mauvais ingrédients. J’avais peut être trop de désir, pas assez de patience, trop de volonté, pas assez de lâcher prise… je n’avais peut être pas de chance, pas un mari fait pour ça, enfin, je ne sais pas. Mais moi, je ne les fabriquais pas. Faire un enfant … ce qui semblait si facile à la plupart m’était impossible.
Alors, selon l’interlocuteur, je disais que mon mari allait traverser l’atlantique à la voile et qu’on verrait après. Ou bien je disais que les enfants, ça ne venait pas toujours dès qu’on en avait envie. Mais plusieurs fois, on m’a répondu que si. Certaines personnes ont de telles certitudes…
Comment leur dire, que non, ce n’était pas l’égoïsme qui m’empêchait d’avoir un enfant. D’ailleurs, quand j’étais petite, je voulais adopter tous les orphelins de la terre, je voulais des enfants de toutes les couleurs, ma tribu imaginaire était aussi nombreuse que les étoiles dans le ciel ! Non, ce n’était pas l’égoïsme et déjà, je devais faire avec cette absence de réponse. Non, je n’avais pas d’enfants, je ne savais pas pourquoi, et je ne savais pas comment faire pour y remédier vraiment.

Et après Marie-Kerguelen, que dire ?
Au début, à la question « avez-vous des enfants » je répondais « oui, mais pas sur la terre ». Mon interlocuteur se demandait ce que je voulais dire, s’il avait manqué un mot, ou si j’étais de ce genre d’extralucide hallucinée qui croit parler avec les esprits.
Après j’ai dit « non, pas à la manière dont vous l’entendez » ou bien : « oui, mais ils sont morts ». A cette réponse, mon interlocuteur se transformait en statue de sel, se figeait soudain sur place, ses yeux tournaient sur leurs orbites, cherchant vainement ce que je pouvais bien vouloir dire par là. Pourtant c’était clair, mais on aurait dit qu’il était incapable de se figurer la mort d’un bébé. Brusque retournement de la pensée humaine, quand on songe que les mères de nos mères savaient à quel point la mort infantile était fréquente, et la mort néonatale encore plus. Notre génération croit elle que la mort n’existe plus ? Peut être, d’une certaine manière, et nous pourrons en reparler … si vous voulez dire ce que vous en pensez !.

Et puis, enfin, quoi, répondre à la question "avez vous des enfants?" : « non » ?
Oui, parfois, je m’y prends, à répondre non.
Parfois je dis que j’en ai porté 4, et qu’ils n’ont pas pu rester. On m’a déjà rétorqué que je ferais bien de ne plus jamais essayer pour ne pas souffrir encore. Encore une proposition à ranger dans l’immense placard des phrases négatives et vaines...

J’ai du mal à répondre non. Parce que perdre un bébé, c'est possible, ça existe, c’est une réalité, et je voudrais qu’on cesse de le cacher. Je voudrais dire : Non, le deuil périnatal n’est pas une maladie contagieuse. En parler ne va pas faire mourir l’enfant que vous portez. En parler ne va pas faire disparaître l’enfant qui vient de naître. Alors pourquoi faudrait-il le cacher, n’en parler jamais, croire que ça n’arrive pas ? Nos échanges semblent dire que ce n’est pas si rare, de  perdre un enfant.
Alors j’aimerais savoir ce que vous, à cette question vous répondez ?

par gaëlle Brunetaud publié dans : expérience vécue
ajouter un commentaire commentaires (11)    créer un trackback recommander
Jeudi 22 février 2007

Ce sont les mots d'un homme que j'ai croisé tout à l'heure.

Assis par terre, la tête penchée en avant, il me racontait sa vie misérable, ses souffrances et sa tristesse. Je l'ai écouté sans rien dire. Juste être là... Et puis il m'a dit : "Tu as des enfants ?!"  Je n'ai d'abord pas compris s'il posait une question, ou s'il s'agissait d'une exclamation. Alors j'ai répondu, j'ai dit en quelques mots concis mes bébés envolés.
Il a relevé la tête. Il m'a regardée droit dans les yeux. Il s'est levé, il a ôté sa casquette, il a laissé sa tristesse et sa misère sur le trottoir, son visage s'est ouvert sur un front soudain lisse, des joues pleines et de grands yeux étonnés. Et il a dit : "Tu es plus grande que moi. Tu vois, je pourrais être ton père, mais tu es plus grande que moi. Tu as vécu tout ça, tu as vécu ce qu'il y a de pire, et tu te tiens là, droite, vivante, humaine."

Nous nous sommes quittés. Cet homme m'en a rappelé d'autres, avec qui je parlais à l'hôpital de Garches. Ces gens là avaient souffert. Je ne sais pas ce qu'il y a de pire, dans l'échelle de la douleur; nous portons chacun notre lot de peines et d'injustices et je ne peux pas juger.
Oui, nous avions tous souffert, mais ce n'est pas cela qui nous rassemblait. Ce qui rendait frères et soeurs en humanité, ce n'était pas la souffrance, c'était le fait que nous nous tenions debout, c'était le fait que nous étions vivants. C'était le fait que nous étions capables de traverser la souffrance pour regarder du côté du bonheur - parce que le bonheur, comme dit Barjavel, "c'est maintenant ou jamais".

Je ne sais pas si c'est un choix, si c'est une question de volonté, ou s'il s'agit de quelque chose qui nous est offert, par delà la douleur, le vide et le manque.  
Je ne sais qu'une chose : Nous nous tenons debout, nous sommes vivants. Nous avons perdu un pied, une jambe, un enfant, rien de tout cela n'est comparable mais tout cela est douloureux, nous avons perdu mille projets, nous avons perdu tout un pan de notre avenir, mais nous sommes aussi capable de bonheur et de joie.

par gaëlle Brunetaud publié dans : expérience vécue
ajouter un commentaire commentaires (7)    créer un trackback recommander
Jeudi 22 février 2007

Gaëlle,

j'ai beaucoup aimé ton livre, passionnant. et déroutant Il me touche comme homme, pour cette intimité avec une femme. Il me touche par cet espoir, cette espérance qu'il nous renvoie d'un bout à l'autre. Il me touche par l'amour qui transparait dans votre couple. Il me touche pour l'amour de Dieu que vous avez.

L'analyse de "Marie-Kerguelen"  :
Merci à Gaëlle Brunetaud pour ce voyage onirique. Elle nous a plongé dans l'univers d'une femme enceinte heureuse et angoissée, puis celui d'une mère de quelques heures.
Ce témoignage est rare. Peu de femmes ont couché sur le papier le monde intérieur de leur désir de maternité, et surtout osé le publier. Elle nous livre peu de renseignements pratiques sur le protocole des fécondations in vitro, ou sur la lutte avant d’être enceinte, mais nous immerge dans une ambiance fantasmagorique faite d’amour, d’espoirs, de rêves. Un monde où les arbres et les oiseaux lui parlent et l’encouragent. Merci Gaëlle de nous avoir fait partager votre Cosmos personnel. Nous vivons avec vous de l’intérieur ce combat pour la vie de Marie-Kergelen, et la souffrance de ses parents. 
Chaque couple vit une histoire différente face au manque d’enfant. A l’association Alliance et Fécondité nous pouvons le voir, mais c’est de l’extérieur, nous suivons le combat de chacun contre la stérilité, dans leurs hésitations et leurs actions, mais jamais nous ne pénétrons de manière aussi intime dans les pensées, les rêves et les cauchemars des femmes.
Si tous les couples voulaient bien se dévoiler ainsi, ils seraient des soutiens importants de la cause des couples en manque d’enfant et aideraient puissamment les couples qui souffrent et leurs familles qui ne les comprennent pas.
Nous attendons une suite à ce livre, une suite heureuse où Gaëlle et Benoît trouveraient enfin leur fécondité, avec ou sans enfant.

L'association Alliance et Fécondité regroupe des couples souffrant, ou ayant souffert, de absence d'enfant. Elle propose de les aider dans leurs difficultés à vivre cette infertilité et à découvrir leur propre fécondité, avec ou sans enfants. D'inspiration chrétienne, elle ne s'adresse pas qu'aux couples catholiques, même s'ils sont les plus nombreux à en faire partie. Journées de réflexion-débats, weekend de rencontres, groupes de parole, rencontres informelles, l'association se met à la disposition des couples en manque d'enfant. http://www.allianceetfecondite.org/

par Eric Dubois publié dans : point de vue des associations
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 22 février 2007

Les enfants qui ont perdu leurs parents sont des orphelins, mais que sont les parents qui ont perdu leurs enfants ?

Il n’y a pas de mots pour les décrire, ou bien je ne les connais pas. Et d’ailleurs, tant qu’on n’a pas un autre enfant sur la terre, on n’est même pas considéré comme parent.

Il faudrait pouvoir se soustraire du regard des autres, n’écouter que sa petite voix intérieure, trouver nos mots pour dire notre peine et la réalité de notre vie. Mais avant que cela soit possible, il faut laisser le temps « panser » un peu nos blessures. Car au début de l’épreuve, on est si fragile que tout nous bouleverse.

Le bébé qui était au-dedans de nous a disparu, il a été expulsé de son nid, il est mort juste après.

Dans l’épreuve, j’avais perdu la lucidité, et avec elle la capacité de discerner, de séparer. Nous avions enterré notre enfant. Marie-Kerguelen avait un prénom et un nom de famille. A quelques jours près, on m’aurait dit que son petit corps était une partie de moi, pas un être vivant qui pouvait être déclaré à l’état civil. J’aurais donc pu dire que j’étais amputée. Et c’est bien ce que je ressentais aussi : une amputation. On m’avait enlevé ce qui m’apparaissait comme le plus précieux : l’enfant que je portais. Je ne savais plus laquelle de nous deux était morte, qui était sous terre, elle ou moi ? Je ne reconnaissais plus le dedans du dehors, je ne faisais plus bien la différence entre ma pensée et celle des autres. Les paroles, d'où qu'elles viennent, avaient le même impact. Le monde était devenu un puzzle dont je ne voyais plus que les pièces desassemblées. Tout m’était étranger.

J’écoutais ce qu’on me disait avec plus d’attention qu’avant, persuadée qu’eux savaient, puisqu’ils avaient réussi ce que j’avais été incapable de faire : mettre au monde un bébé vivant.

Certains me disaient que Marie-Kerguelen était partie parce que … nous n’étions pas prêts, elle voulait nous laisser un message … Leurs termes étaient si durs, pouvaient-ils être vrais ?

Non, non, il ne fallait rien conclure, pas maintenant … il fallait laisser un peu de temps …

Car avec ce temps « qui panse », avec ce temps qui lasse, avec ce temps qui passe, une certitude est venue : toutes ces personnes bien intentionnées commettaient une erreur de base. Une faute de grammaire élémentaire : elles confondaient la cause et la conséquence.

Notre fille n’était pas partie parce que … elle était partie alors …

Le soleil, comme la maternité, se donne à tous sans distinction. Il ne calcule rien au mérite. Le soleil donne davantage aux gens du sud qu’aux gens du nord, mais ça ne signifie pas que les gens du nord soient plus mauvais, moins méritants, qu'ils aient davantage à changer, qu'ils aient des fautes à confesser. Ils sont au nord, et c’est tout.

Parfois on aimerait bien déménager … mais on est là, et c’est dans cette réalité là qu’il faut s'inscrire. C'est à nous de trouver les mots pour dire notre réalité.

par gaëlle Brunetaud publié dans : expérience vécue
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 20 février 2007

Voilà, "Marie-Kerguelen" est chez l'imprimeur depuis ce midi. 

Le livre paraîtra le 7 mars.
Il sera vendu 9€ + frais d'envoi dans la version papier, un joli livre imprimé sur du beau papier bouffant ivoiré. En France métropolitaine, le prix est fixé à 11€ frais d'envoi inclus.
Il sera téléchargeable pour 5€ sur le site http://www.marie-kerguelen.fr qui sera ouvert dans les prochains jours (nous vous tenons au courant !)
Isbn : 978-2-9528879-0-8

Une adresse e-mail spécifique est dédiée aux échanges sur le livre et les commandes : gaelle @ marie-kerguelen.fr  (sans les espaces, mesure anti spam)

En apportant ce livre, c est à tous les bébés partis trop tôt que je pensais ce matin ... tous ces bébés pour lesquels nous devons faire, non pas le deuil du passé, mais le deuil de l'avenir.

par gaëlle Brunetaud publié dans : commandes
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander
Dimanche 18 février 2007

La valeur d’une vie ne se mesure pas à sa longueur. Marie Kerguelen, c’est l’histoire de toute une vie, de toutes ces petites vies dont le commencement rime avec la fin.

Comment comprendre à quel point l’existence de ces tout-petits, si brève soit-elle, puisse nous laisser indifférents ? Gaëlle Brunetaud nous offre une leçon de courage et surtout une leçon d’amour dont est empreint son combat face à la mort de sa fille.

A travers Marie, elle nous fait rencontrer tous les petits êtres qui n’ont pas pu continuer à vivre. Ceux, pour qui la traversée s’est arrêtée bien trop tôt mais qui, malgré cette esquisse de vie, ont droit à tout l’amour et à toute la reconnaissance dus à tout être vivant.

Au-delà de la mort, ils nous apprennent à devenir mère et père. Ils nous montrent que l’amour est sans limite, ils nous font grandir à leur façon. Parler d’eux, évoquer leur passage parmi nous, entendre prononcer leur prénom, tout participe à les faire exister aux yeux de ceux qui pourraient en douter. Mais le plus important reste gravé en nous, telle une image résiduelle dont on n’a pas envie de se débarrasser.

Leur vie nous a marqué à tout jamais.


Cécile LECLERCQ

Commission Deuil Périnatal

Association Vivre Son Deuil, Nord Pas De Calais http://nostoutpetits.free.fr/

par Cécile Leclerq publié dans : point de vue des associations
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 18 février 2007

votre livre est si émouvant. Il m'inspire beaucoup de respect et une grande émotion devant la souffrance -la vôtre et celle de nombreux couples.
Ce livre est un magnifique témoignage en délicatesse qui peut permettre à d'autres de traverser la souffrance et de découvrir quel sens chacun va pouvoir donner pour repartir et retrouver la confiance.

Catherine de Charentenay, Présidente de l'association AGAPA http://www.agapa.fr

par catherine de charentenay publié dans : vos avis sur "Marie-Kerguelen"
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 16 février 2007
Lorsque l’enfant disparaît après s’être fait longuement attendre,
lorsque le ventre se déchire pour laisser échapper - malgré soi - ce tout petit que l’on abrite depuis des mois, offrant son corps comme un rempart à la fragilité de la Vie qui dessine forme humaine, lorsque la maternité prend des allures de fin du monde, lorsque l’heure de la rencontre devient celle de l’au revoir, beaucoup de mamans deviennent la proie d’une souffrance  et d’un désespoir violents et indicibles, innommables.

C’est de cette souffrance-là dont il est question dans ce récit : Gaëlle Brunetaud nous raconte son long parcours de femme en quête de maternité, puis son petit bout de chemin avec Marie-Kerguelen, leur fille attendue avant d’être conçue, pour laquelle elle a mis 5 mois de sa vie dans une parenthèse d’amour et de patience, parce que la grossesse était sans cesse menacée.

Gaëlle met ici des mots sur l’impensable, tout en pudeur, tout en finesse. Elle nous permet de toucher du doigt la violence faite à une mère meurtrie en la découvrant comme au travers d’un voile léger qui
flotte au gré d’un souffle pudique et discret. Elle rend pensable l’impensable et ouvre un chemin sur lequel « l’im-pansable » peut devenir « pansé », l’inacceptable accepté et la Vie retrouvée.

Merci Gaëlle.

Sophie Helmlinger, Fondratrice et Présidente de l'association "l'Enfant Sans Nom - Parents Endeuillés"
http://lenfantsansnom.free.fr/
par Sophie Helmlinger publié dans : point de vue des associations
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Mercredi 14 février 2007

Vous souhaitez lire "Marie-Kerguelen" ? 
Mon livre sort le 7 mars.
Contactez moi : gaelle @  marie-kerguelen.fr (en enlevant les espaces, mesure anti spam)
 

par gaëlle Brunetaud publié dans : commandes
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander

Images aléatoires

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus