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gaelle brunetaud 6 rue de breteuil 94100 Saint Maur des Fossés

Livre Papier 14*20 cm, 138 pages, isbn : 978-2-9528879-0-8 imprimé sur papier bouffant ivoiré
livré en France : 11€
livré en Suisse et union Européenne : 13€
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livre numérique : 5€
83 pages en format 21*29,7cm

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Marie-Kerguelen, le livre

 

 

"Il est des événements dont on ne guérit pas.  

On les porte en soi pour toujours On croit que le temps passe, qu’il lisse l’effroi. 

On croît qu’on a sublimé l’épreuve,
qu’on l’a dépassée, oubliée. 
Pourtant, le mal est fait, et, au plus profond de soi, la douleur est intacte.
Le cœur, déséquilibré, ne bat plus pareil.
Une fenêtre est béante, le vent s’y engouffre, la vie s’y dérobe.
On est glacé. On est perdu. Une part de soi s’est enfuie.
On est fragilisé à jamais, en manque pour toujours.
En soi, désormais, quelque chose n’attend plus que la fin.  
Il faut peut-être plonger profond pour trouver la source de sa vie. 
En laissant ma fille s'envoler, j'ai trouvé une pierre précieuse,
une petite flamme qui s'apparente au cristal de l'âme..."

Ó gaëlle Brunetaud, extrait de "Marie-Kerguelen"

Dimanche 25 mars 2007
Bonsoir Gaelle
j'ai recu ton livre mercredi, et mercredi soir il etait terminé!! (et crois-moi un mercredi c'est un exploit...;-)))
Bon j'ai été longue à te retransmettre mes impressions...je ne savais comment les exprimer...ce soir, je ne le sais pas plus alors je vais les dire comme ca, comme elles veulent bien venir....
 
je l'ai trouvé magnifique, plein d'amour... amour pour Marie-Kerguelen bien sur mais pas seulement, j'ai eu l'impression d'en recevoir moi aussi lors de sa lecture...
Un livre tout en délicatesse et en poésie...Tellement touchant et a la fois tellement plein d'espoir...

bref...juste merci...j'ai lu une bonne partie de ce livre Noé accroché à mon sein (c'est a dire que ca me donnait une bonne raison pour etre assise et bouquiner;-))). Je n'avais qu'une envie : le serrer et le garder près de moi... je ne peux que tenter d'imaginer ta souffrance, mais pour moi elle est déja du domaine de l'inimaginable...j'ai serré trés fort mes enfants en pensant à Marie-Kerguelen et à tes autres bébés...tellement heureuse d'avoir mes "4 points cardinaux" - mes 4 enfants- tout prés de moi...
Merci encore...
je t'embrasse fort avec une douce pensée pour Marie-Kerguelen...
Anna
par Anna publié dans : vos avis sur "Marie-Kerguelen"
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Dimanche 25 mars 2007
La traversée de l'Atlantique de Marie-Kerguelen
- C'était la première fois que "Marie-Kerguelen" était envoyée au Canada-

Gaëlle, ton livre se lit comme un poème.
Tu l'as voulu histoire d'amour, je crois bien que tu as réussi.
Je me suis reconnue dans tes mots bien des fois au fil de ma lecture.

Nos enfants sont tellement plus qu'une histoire qui ne se termine pas "bien".

"I will love the light for it shows me the way, yet I will endure the darkness for it shows me the stars."

Amitiès.
Valérie - Ontario.
par Valerie Lear publié dans : vos avis sur "Marie-Kerguelen"
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Samedi 24 mars 2007

bonjour gaëlle
j'ai bien reçu ton livre hier matin par la poste que j'ai lu le soir même, je l'ai lu en entier. C'est très bien écrit, j'ai adoré,
une leçon de vie face à la vie qui nous fait vivre des choses tellement cruelles.
un bel homage à marie-kerguelen, ta petite étoile qui, j'en suis sûre, veille sur toi de là haut.
je te souhaite tout le meilleur du monde. bisous affectueux pour toi, et tes anges partis au ciel.
Aleks

par Aleks publié dans : vos avis sur "Marie-Kerguelen"
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Mardi 20 mars 2007

Caroline m’écrivait hier soir : « Je tenais à te dire merci, grâce à toi j'ai compris que j'avais offert l'éternité à Clément; par conséquent j'arrive à y penser sans pleurer. A en parler sans faire paraitre ma peine, mais plutôt la joie que j'ai eu à partager sa vie. Ton livre a été pour moi la petite lumière qui m'a fait avancer. J'arrive enfin à voir mon petit prince comme un voyageur :)
Merci. »

Bizarrement, j’avais depuis très longtemps cette petite phrase dans la tête : « quand on donne la vie, on donne la mort ». Je ne savais pas à quel point c’était vrai, à quel point la vie et la mort se rencontreraient dans les premières vies que j’essaierais de mettre au monde.

On sait peu de choses. On sait le début de l’histoire : la conception. Et encore … elle est bien cachée à l’intérieur des corps, elle se fait sans bruit, et, pour la plupart, son moment exact est un mystère. De la suite on ne sait rien : quel sera le caractère du petit être qu’on porte en soi, quel sera son visage, ses joies, ses talents, combien de temps nous vivrons ensemble …
Attendre un enfant, c’est s’offrir à ce mystère, s’offrir malgré tout, malgré les risques – fausses couches, malformations, anomalies génétiques, mort in utero, mort subite, accidents en tous genres ….-.
Donner la vie, c’est se donner à ce dont on ne sait rien, mais qui est la vie.

Bien sûr on aurait aimé que le voyage s’éternise, bien sûr on aurait voulu que l’enfant reste… Une femme enceinte n’imagine pas son bébé ailleurs que dans ses bras et dans sa vie.
Mais malgré le chagrin, le vide, le silence et le manque, comme l’écrit Caroline, nos bébés sont passés parmi nous, et ce passage a été une joie. Nous avons été heureuses de les porter dans le ventre, heureuses de cette conversation de corps à corps et de cœur à cœur, heureuses de ce temps passé ensemble. Alors, au fil du temps, au fil du deuil, de temps en temps, on peut peut-être réussir à retrouver cette joie là et à la conjuguer au présent. La joie d’avoir porté cet enfant, la joie de l’avoir eu contre soi, et la joie, peut être, de le savoir vivant, quelque part, dans un endroit dont on ne sait rien, mais dont on espère, dans le secret de notre âme, l’existence bienfaisante.  
Une vie est une vie, sa valeur n’attend pas le nombre des années, nous en avons déjà parlé. Une vie est une vie, et une vie peut être une joie
.

par gaëlle Brunetaud publié dans : expérience vécue
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Lundi 19 mars 2007
Bonjour Gaelle, 
J'ai bien reçu votre livre et l'ai lu d'une seule traite.

Que d'émotions, je fonds en larmes... comme je vous comprends. Ces sentiments de tristesse, ce manque de maternité, ce petit être tant désiré, le fait d'être une maman à part entière, l'allaiter, l'embrasser, le toucher, s'occuper de lui, le câliner, tant de projets que nous avions fait avec Raphaël...
Et ce vide au quotidien, pas de pleurs ou de rire d'enfant, le silence.

J'ai été aussi touchée de la façon dont vous parlez de votre fille, de ce lien qui vous unit et même du sourire parfois que l'on peut y deviner.
J'ai l'impression que vous avez déjà parcouru un bout de chemin vers ce deuil si difficile et impossible à accepter.

Je compte encore chaque semaine, le lundi et le mardi sont des jours à chaque fois difficile, car le lundi nous avons appris la mauvaise nouvelle et le mardi j'ai accouché. Il y a maintenant 7 semaines. J'aimerai tellement pouvoir changer les choses, revenir en arrière, changer le cours du temps... mais non je n'ai pas le choix, je suis en face de cette réalité si cruelle et impossible à accepter. Parfois, il y a des jours ou je me sens pas trop mal, puis d'autres où ca ne va pas, je ressasse....J'avance pas à pas...
Raphaël est très présent dans notre vie, j'ai besoin de lui parler, d'aller le voir au cimetière (tous les jours) qui est un endroit particulier auquel je prends énormément de soin (fleurs et autres), un endroit de recueil au bord d'un lac magnifique, le lac Léman. Je m'y sens bien....

Vous savez votre histoire me touche profondément et m'aide un peu car mes émotions et sentiments j'ai pu les partager et les reconnaître à travers votre livre.
Avec toute mon amitié
MERCI pour soutien
Jeannine
  (Suisse)
par Jeanine publié dans : vos avis sur "Marie-Kerguelen"
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Lundi 19 mars 2007
Bonjour Gaëlle,
j'ai reçu votre livre vendredi et l'ai lu dans la foulée.

J'avais passé une semaine difficile, à pleurer tous les jours mon fils. Mais ma volonté s'est rappelée à moi en me disant qu'Alexandre, assis sur son petit nuage, ne doit pas aimer voir sa maman si malheureuse.

Votre récit est rempli d'espoir et vous avez raison. Cela ne sert à rien d'essayer de comprendre, d'être en colère contre tout et rien.

Je crois que le chemin commence quand on voit une lueur au fond (un phare ?), très loin qui nous aide à penser à l'avenir, à vivre avec la douleur et plus contre elle. Je repense aux doux moments passés avec Alexandre à la maternité. Même sans vie, il m'a remplie d'une plénitude incroyable.

Curieusement, je n'étais pas triste de le voir, de le porter, de l'embrasser et de lui parler.
Maintenant je sais pourquoi, parce qu'il est plus fort que moi et va m'aider à continuer.
Merci Gaëlle, la lecture de votre ouvrage m'a ouvert les yeux, fermés depuis le 7 février.
Je ne vous connais pas et nos "soucis" de maternité sont apparemment différents, mais je me sens proche de vous.  

Alors peut-être à bientôt, Marie-Hélène
par Marie-Hélène publié dans : vos avis sur "Marie-Kerguelen"
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Lundi 19 mars 2007

Ils s’appellent Naomie, Matteo, …  ils portent des prénoms d’enfants faits pour la vie, mais ils ont été fauchés par la mort.
Leur décès ne fait pas mystère. Il a une explication logique, il y a une relation de cause à effet. Ça ne rend pas le drame de leur disparition plus supportable. Car il y a un coupable dont la responsabilité pénale n’est pas engagée. Il y a une injustice qui n'a pas été réparée, et qui s'ajoute à l'immense douleur.

« Les espèces  végétales bénéficient d’une protection que la loi refuse à l’enfant dans le sein de sa mère. En effet, l’article L 415-3 du code de l’environnement punit de peines correctionnelles la destruction, même involontaire, de spécimens mais aussi des nids  et des oeufs d’un grand nombre d’espèces animales non domestiques que l’on entend préserver pour maintenir la biodiversité. Contrarier par mégarde le « projet parental » d’un crapaud vert, d’une pie grièche, d’une couleuvre vipérine ou d’un papillon vitrail, pour ne citer que ceux là, est passible de six mois de prisons
Tandis que causer la mort d’un foetus, de nos enfants, relève tout au plus du droit commun de la responsabilité civile.
Extrait du site 
http://www.pour-naomie.com/asavoir.html »

Valérie et son association luttent
pour faire reconnaître les enfants à naître comme des enfants à part entière. Pour que ces petites personnes soient protégées par le droit pénal. Pour que l’on ne puisse plus porter atteinte à leur vie en toute impunité comme c’est le cas aujourd’hui en droit pénal. Pour les aider ou pour plus d’informations, contactez valdew38@aol.com  http://www.pour-naomie.com

par gaëlle Brunetaud publié dans : les enjeux
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Samedi 17 mars 2007
Je viens de lire votre livre avec une grande émotion.
Une grande leçon de la Vie avec un grand V...
Marie-Kerguelen peut être fière du courage de sa Maman et de son Papa, il n'y a pas de mots assez forts sur terre pour exprimer cela.
Mais tous les soirs nos étoiles nous protègent...veillent sur nous...

Ce livre est beau, il nous transporte dans la vie et dans l'espèrance.

Je finirai par ce petit mot que Gaëlle Brunetaud à ecrit sur notre livre en dédicace " Que l'absence du corps devienne une force du coeur ".

Willy le Papa d'Eléa
http://www.planete-elea.com/article-6049201.html  
http://www.planete-elea.com sur le petit monde de l'enfant partout dans le monde ainsi que sur le deuil périnatal
par Willy et Sandrine, parents d'Elea publié dans : vos avis sur "Marie-Kerguelen"
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Vendredi 16 mars 2007

Il y a quelques jours maintenant que j'ai terminé de lire cette ouvrage Marie Kerguelen,
je dis ouvrage car j'ai vraiment eu l'impression d'une oeuvre fait de petits points, ajourés, de dentelles, de fils croisé et décroisés, de fils comptés, décomptés,  de noeuds patiemment noués, de liens tissés, chaque mot est choisi, pour avec pudeur dire comme la souffrance à déchiré, découpé à l'extrême la plage qu'il était préparé pour cette petite fille, mais aussi en même temps faire sentir combien cette traversée a été riche en découvertes en puissance de sentiments, combien l'Héritage que laisse Marie Kerguelen est indéniable et fabuleux.

Je ne peux pas m'empêcher de faire le lien entre ce que j'imagine des 300 ilots  qui composent  Kerguelen et ses paysages isolés desolés mais baignés des lumières australes qui rendent cette île un joyau que tout Breton, navigateur, rêve de découvrir!  

Ode à l'amour d'une mère pour cette petite fille, qui rend possible l'expression des sentiments cachés au creux des coeurs et qui permet de dire en mots, de témoigner...pour toutes les mamans qui n'osent pas, ne peuvent pas, ne trouvent pas les mots qui peuvent aussi être lus et être entendus...

Magnifique "témoignage-cadeau" offert. Merci 

Nantes mars 2007-Myriam Morinay, ex-présidente Naître et Vivre

par Myriam Morinay publié dans : point de vue des associations
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Jeudi 15 mars 2007

L’une d’entre vous réagissait hier au commentaire que j’avais laissé à Natte. Elle m’incitait à ne pas en rester là.
Voici un sujet délicat que je ne compte pas « traiter », pas plus que le reste, mais juste évoquer, pour qu’à votre tour, vous réagissiez si vous en avez envie, et que nos pensées mûrissent ensemble, quitte à diverger.

Une collègue me disait, il y a deux ans : « comme tu as perdu un bébé et que vous avez du mal à en avoir, je me suis dit que je n’avais pas le droit de continuer à prendre la pilule si moi je pouvais avoir des enfants ». Si elle avait cette possibilité, il lui fallait en faire une réalité. Son explication m’avait étonnée. Réalise-t-on tout ce qui est possible ? Doit-on réaliser une chose sous prétexte qu’elle est possible ? Allait-elle avoir 9 ou 10 enfants, à ce compte là ? Doit-on remplir une terre déjà surpeuplée de nouveaux enfants, sous prétexte qu’on peut les faire pousser dans le ventre ? Ses enfants ne remplaceraient pas les miens, ils ne rempliraient pas ma vie. D’ailleurs, elle ne comptait pas me les donner ! Il me semble qu’elle faisait un lien entre des choses qui étaient sans rapport, ou qui, en tout cas, n’avaient pas le rapport qu’elle décrivait.
Un autre m’avait dit, un peu avant : «je suis désolée, je suis enceinte ». Sans doute était-elle ravie d’être enceinte, mais gênée vis-à-vis de moi. Et en effet, ce n’est pas toujours facile, quand on vient de perdre son enfant et quand on sait qu’ils ne « viennent » pas si facilement, d’affronter la maternité des autres. Mais de quoi était-elle désolée ? Sont bébé à venir n’ajoutait rien, n’enlevait rien à mon bébé envolé.
Certaines femmes tombent enceintes mais ne peuvent pas garder ce bébé. D’autres ne peuvent pas en avoir, d’autres encore sont enceintes et perdent l’enfant du désir. Tout cela existe. On aimerait avoir un bébé quand on veut, et pas de bébé quand on ne le veut pas. Mais la vie, ce n’est pas cette volonté toujours exaucée. Je ne crois pas qu’il y ait un nombre défini d’enfants à naître, et des erreurs de livraison qui autoriseraient les comptes et les comparaisons. Je ne crois pas que les grossesses interrompues empêchent les naissances ou les grossesses désirées.

Parfois, dans une même famille, deux enfants doivent naitre au même moment, et, pour l’un des deux, la vie s’arrête. J’en ai fait l’expérience. On peut alors avoir l’impression qu’il fallait que l’un meure pour que l’autre vivre. On peut imaginer alors que l’autre nous vole notre bébé, parce qu’elle a eu le seul qui était possible. En fait, ce dol qu’on ressent, il ne vient pas tant du fait que l’autre bébé vit. Il vient de ce que la famille choisit de nier l’enfant mort pour ne plus envisager que le vivant, parce que, sans doute, la collusion de la vie et de la mort est trop difficile à appréhender.
Ainsi, certaines choses ne sont liées que parce qu’elles arrivent au même moment. La vie va et vient. La confrontation à la mort est infiniment douloureuse et difficile, mais elle existe tous les jours sur la terre. Dans certaines régions d’Inde, au petit matin, on ramasse les corps décédés dans la nuit. Et la vie continue ...  Comment s’en prémunir ?
Pas en jugeant les autres.
Le désir d’enfant n’éveille en moi aucune position sur l’avortement. C’est facile d’être pour ou contre quelque chose, de façon théorique, quand on n’y est pas confronté dans sa chair ! Qui serais-je pour juger les femmes qui avortent ? La douleur que j’ai ressentie à la mort de Marie-Kerguelen ne me donne aucun droit particulier.

En revanche, les questions de la reconnaissance du fœtus et de l’avortement se rencontrent sur le statut du bébé. S’il est un être humain dès le début de la grossesse, comment justifier l’avortement ? Comment décider quand une vie est une vie ? Valérie Lear m’expliquait hier que la loi en Ontario reconnait une "naissance sans vie" à partir de 20 semaines. Avant, l'enfant n'a aucun statut, il n'est "qu'un incident de parcours", un "échec", une "fausse-couche". En France, un enfant peut être déclaré à partir de 22 semaines d’aménorrhée, ou bien s’il est né vivant, ou bien s’il fait plus de 500 grammes. Les avis divergent... C’est pourquoi j’écrivais à Natte « Il faudrait donner à la vie une place juste qui ne la rende pas obligatoire, mais qui la rende possible ». Interrogée par une journaliste qui préparait un article sur le mouvement pour la reconnaissance de l'existence des enfants perdus avant 20 semaines, Valérie Lear avait répondu : « Ne me donnant pas moi-même le droit de décider pour d'autres quand une vie est une vie, le droit de décider que mon enfant est un enfant devrait m'être accordé. »

par gaëlle Brunetaud publié dans : expérience vécue
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