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en ligne sur le site 
http://www.marie-kerguelen.fr paiement paypal sécurisé
par courrier :
gaelle brunetaud 6 rue de breteuil 94100 Saint Maur des Fossés

Livre Papier 14*20 cm, 138 pages, isbn : 978-2-9528879-0-8 imprimé sur papier bouffant ivoiré
livré en France : 11€
livré en Suisse et union Européenne : 13€
livré dans le reste du monde : 14,5€
livre numérique : 5€
83 pages en format 21*29,7cm

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Marie-Kerguelen, le livre

 

 

"Il est des événements dont on ne guérit pas.  

On les porte en soi pour toujours On croit que le temps passe, qu’il lisse l’effroi. 

On croît qu’on a sublimé l’épreuve,
qu’on l’a dépassée, oubliée. 
Pourtant, le mal est fait, et, au plus profond de soi, la douleur est intacte.
Le cœur, déséquilibré, ne bat plus pareil.
Une fenêtre est béante, le vent s’y engouffre, la vie s’y dérobe.
On est glacé. On est perdu. Une part de soi s’est enfuie.
On est fragilisé à jamais, en manque pour toujours.
En soi, désormais, quelque chose n’attend plus que la fin.  
Il faut peut-être plonger profond pour trouver la source de sa vie. 
En laissant ma fille s'envoler, j'ai trouvé une pierre précieuse,
une petite flamme qui s'apparente au cristal de l'âme..."

Ó gaëlle Brunetaud, extrait de "Marie-Kerguelen"

Mercredi 14 février 2007

Heureusement, nombreux sont les couples qui donnent la vie quand ils en ont envie.

Mais il en est beaucoup pour qui l’attente est longue, trop longue. Ils laissent « à la nature » quelques mois, quelques années de patience, puis ils se lancent dans l’investigation médicale. Que l’infertilité soit d’origine physiologique ou psychologique, masculine ou féminine, c’est toujours une souffrance pour le couple.

Quand l’enfant ne paraît pas, chacun fait ses choix : procréation médicalement assistée, autre forme de fécondité, adoption, et parfois un mélange de tout cela.

Si vous êtes concernés par cette question, des forums, des associations existent. N’hésitez pas à vous tourner vers eux, ne restez pas seul(e)s face avec votre souffrance. Vous pouvez aussi me contacter, je vous répondrai avec plaisir.

 
Des associations à votre écoute :
Association MAIA - Association d'aide aux couples infertiles
15 rue Gleyses 31200 Toulouse FRANCE tel - 33 6 60 93 54 56
 
Association Aliance et Fécondités informe et soutient les couples ayant du mal à avoir des enfants
5, chemin du Fossé du Roi  28500 CHERISY tel - +33 (0)2 37 43 87 93, le soir et week-end
+33 (0)1 39 43 60 54, en journée   
http://www.allianceetfecondite.org 
par gaëlle Brunetaud publié dans : les enjeux
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Mercredi 14 février 2007

La médecine a donné différents noms à la perte d’un bébé : fausse couche ou mort néonatale. Mais c’est toujours un bébé qu’on perd, une promesse qui ne se réalisera jamais, un être qu’on ne verra pas grandir, tout un monde qu’on avait échafaudé en vain. Si le bébé n’a pas eu le temps de vivre hors du ventre, il nous quitte sans aucun souvenir concret auquel on peut se rattacher pour « faire son deuil ». En effet, le travail de deuil passe toujours pas la remémoration de souvenirs. Alors, comment faire le deuil de celui qui n’a pas vécu ?

Le ventre est vide, comme après n’importe quel accouchement, mais la Vie est vide elle aussi. En quittant la maternité, on se sépare définitivement de son bébé. On ne le reverra plus jamais. La douleur, c’est parfois la seule chose qui nous reste de cet enfant. Le corps s’est modifié, la poitrine a grossi, on a un corps de mère mais pas de bébé. Quelque chose en soi se désagrège, on se sent amputé.

La douleur, pour chacun, est différente. Elle ne dépend pas seulement du terme, de l’attente qui a précédé la conception, ou du rang de naissance de l’enfant.

Bien souvent, l’entourage étouffe cette douleur. On reconnaît peu aux parents le droit d’être en deuil. D’ailleurs, si c’est le premier enfant, on ne les reconnaît même pas « parents ». Il faut faire comme s’il ne s’était rien passé.

On nous promet un autre bébé, mais c’est celui là qu’on voulait, pas un autre. Quand on parle de « d’une fausse couche », on minimise encore davantage. Ce bébé, nous en avons rêvé, nous l’avons vu à l’échographie, nous l’avons senti dans notre ventre, parfois nous l’avons pris dans nos bras à la naissance, parfois nous n’avons même pas pu le voir. Pour nous c’est un être humain, pour les autres il n’existe pas.

De nombreux parents passent par la stupeur, la culpabilité – je n’en ai pas fait assez pour le bébé- , la colère – l’équipe médicale a-t-elle fait tout son possible ?- , l’infinie tristesse, un sentiment d’échec qui peut s’étendre à tous les aspects de la vie –je n’ai pas su garder mon bébé, je n’ai pas su le faire vivre, je ne sais pas faire les enfants, je ne sais rien faire-.

Il faudrait laisser, aux parents qui en éprouvent le besoin, le droit de pleurer la perte de leur bébé, quel que soit son terme. Refoulée, la souffrance  détériore la santé émotionnelle et psychique. Car il faut traverser la souffrance pour accepter la réalité et continuer à vivre.

  

Si vous êtes concernés par cette question, des forums, des associations existent. N’hésitez pas à vous tourner vers eux, ne restez pas seul(e)s face avec votre souffrance. Vous pouvez aussi me contacter, je vous répondrais avec plaisir.

vous pouvez notamment contacter : 

http://lenfantsansnom.free.fr soutient les parents endeuillés, sensibilise l'opinion publique sur le statut du bébé et son insciption à l'état civil avant 6 mois de grossesse, soutient les parents qui attendent un bébé après un deuil périnatal. 

http://upecet.free.fr  soutient et écoute les parents endeuillés et leurs familles. Ils apportent une aide dans les démarches administratives. 

http://nostoutpetits.free.fr  accompagne les parents endeuillés, sensibilise les soignants, et favorise la reconnaissance médiatique, juridique, et administrative du deuil périnatal.

http://www.agapa.fr   accueille écoute et accompagne les personnes ayant perdu un bébé après une IMG, une IVG ou un deuil périnatal.

par gaëlle Brunetaud publié dans : les enjeux
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Mercredi 14 février 2007

Dans le ventre, le bébé est l’objet de la plus grande attention : surveillé par les médecins, protégé comme un trésor, il est sacralisé. Mais s’il meurt avant 22 semaines d’aménorrhée, quelles qu’en soient les raisons, il n’est plus rien. Du point de vue de la loi, c’est comme s’il n’avait jamais existé.  

En effet, si vous avez perdu votre bébé avant 22 semaines d’aménorrhée, et qu'il est né sans vie, vous ne pouvez pas l’inscrire à l’état civil. Dans certaines communes, à Paris notamment, votre bébé peut être inscrit sur le registre  des embryons tenu par la mairie. Sachez que vous pouvez tout de même organiser des obsèques, ou tout autre acte symbolique qui vous permettra de rendre hommage et de dire au-revoir à votre bébé.

Si vous avez perdu votre bébé après 22 semaines d’aménorrhée et/ou s’il faisait plus de 500 grammes et/ou s'il est né vivant, il peut être inscrit à l’état civil avec un acte d’enfant sans vie s’il est né mort. Il aura un acte de naissance et de décès s’il est né vivant. Vous pouvez organiser des obsèques. 

 

 

 

 

par gaëlle Brunetaud publié dans : les enjeux
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Mercredi 14 février 2007

 

J’ai 33 ans. Mon premier roman, « Faut-il tuer le chef ? », a reçu le grand prix littéraire 2004 du Cercle de la Défense.

 Le 5 avril 2004, je perdais mon premier enfant, Marie-Kerguelen. J’ai d’abord écrit pour moi, pour traverser l’épreuve.
Puis mon texte est passé de mains en mains, apportant à chacun son message de lumière.

J’aimerais qu’il vous touche, vous aussi, et que vous ayez envie de le partager à votre tour.

J’aimerais qu’il aide les couples qui espèrent un enfant, les couples pour qui l’attente est trop longue.

J’aimerais qu’il aide les familles qui ont perdu un bébé, parfois plusieurs bébés.

J’aimerais que mon livre les aide à traverser la stupeur, la colère, la culpabilité, le sentiment d’échec et d’isolement.

J’aimerais qu’il aide les autres à comprendre l’infinie douleur qu’on ressent à la perte d’un bébé, qu’ils ne nient pas cette souffrance, qu’ils ne nient pas l’enfant, qu’ils n’en fassent pas un tabou.

par gaëlle Brunetaud publié dans : origine
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Mercredi 14 février 2007

Marie-Kerguelen est mon premier enfant. 

Un bébé que nous avons attendu, espéré pendant 4 ans.
Un bébé avec qui j’ai passé 4 mois alitée, hospitalisée.
Un bébé qui est né trop tôt.

Presque personne ne l'
a vue, mais elle a bouleversé nos vies.  

 

 

 

 

 

 

 

 

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